Un époux, maçon de profession, avait édifié de ses propres mains, entre 1975 et 1978, une maison d’habitation sur un terrain appartenant en propre à son épouse. Le couple était marié sous le régime de la séparation de biens. L’épouse avait financé seule les matériaux de construction, tandis que le mari, dont la situation financière était obérée, avait apporté son industrie (son savoir-faire et sa force de travail) pour réaliser le gros œuvre, la conception et le second œuvre.
Au décès du mari en 2016, sa fille issue d’une première union a assigné la veuve en paiement d’une créance entre époux, estimant que la succession pouvait prétendre à une indemnité en raison de l’apport en industrie du défunt. Elle chiffrait cette créance à plus de 500 000 euros.