Le 27 mars 2026, le Gouvernement a présenté un plan de soutien immédiat à l’activité économique, en réponse à la hausse des prix des énergies fossiles et des intrants agricoles. Cette situation est attribuée au blocage du détroit d’Ormuz et à des arrêts de production dans certaines installations énergétiques des pays du Golfe. Le coût total du dispositif est estimé à près de 70 millions d’euros, limité au seul mois d’avril 2026.
À la différence de la crise de 2022 liée à l’invasion de l’Ukraine — qui était une crise d’accès à l’énergie —, le Gouvernement qualifie la situation actuelle de crise de volatilité des prix.
Les trois mesures sectorielles
Transport routier — 50 M€
Les TPE/PME du transport public routier de marchandises et de voyageurs, justifiant de difficultés de trésorerie liées à la crise, pourront bénéficier d’une aide forfaitaire équivalente à 20 c€/L. Un guichet dédié sera mis en place ; les modalités seront précisées ultérieurement.
Pêche — 5 M€
Un remboursement de 20 c€/L sur les factures de carburant des navires de pêche est prévu. L’énergie représentant jusqu’à 35 % du prix de revient du secteur, la mesure vise à maintenir la viabilité de la filière (pêcheurs, mareyeurs). La ministre informera la Commission européenne dès le Conseil des ministres agricoles et de la pêche du 30 mars 2026, une validation européenne étant nécessaire.
Agriculture — 14 M€
Le GNR agricole sera totalement exonéré de droit d’accise pour le mois d’avril 2026. En complément, le Gouvernement demandera la suspension du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) sur les engrais, ou, à défaut, une compensation financière, afin d’éviter toute distorsion de concurrence.