Discrimination à rebours et neutralité fiscale des échanges de titres : la CEDH valide la différence de traitement entre opérations internes et communautaires

m
Catégories
Rechercher

Mots clés

Mots clés

Dans un arrêt rendu le 22 mai 2025, la Cour européenne des droits de l’homme (cinquième section) s’est prononcée sur une question particulièrement délicate en matière de fiscalité des plus-values mobilières : celle de la discrimination dite « à rebours » résultant de l’application de règles fiscales moins favorables aux opérations purement internes qu’à celles relevant du droit de l’Union européenne.

Les faits à l’origine du contentieux

L’affaire trouve son origine dans les réclamations de trois contribuables français qui contestaient les modalités de taxation de leurs plus-values mobilières réalisées dans le cadre d’opérations d’échange ou d’apport de titres. Les requérants se plaignaient de n’avoir pas pu bénéficier de l’abattement pour durée de détention prévu à l’article 150-0 D du Code général des impôts, alors qu’ils auraient pu en bénéficier si leurs opérations avaient relevé du champ d’application de la directive 2009/133/CE relative aux fusions, scissions et échanges d’actions.

Pour accéder à ce post, vous devez souscrire à un Abonnement Annuel.