1.- Lorsqu’un testament révoque des dispositions antérieures, les anciens bénéficiaires lésés sont naturellement tentés d’en contester la validité. Mais le droit positif leur en reconnaît-il le pouvoir ? C’est à cette question que répond la première chambre civile de la Cour de cassation dans un arrêt du 4 mars 2026, publié au Bulletin, en confirmant une solution stricte quant à la qualité pour agir.
2.-[J] [A] est décédée le 29 janvier 2016 sans héritier réservataire. Elle avait rédigé un premier testament authentique en date du 26 juin 1997, par lequel elle léguait l’ensemble de ses biens immobiliers situés en France et en Espagne à l’Institut européen de coopération et de développement (IECD).
Par un second testament authentique du 28 juillet 2015, elle avait révoqué toutes ses dispositions antérieures et institué sa sœur, Mme [D] [A], légataire universelle — et, à défaut, ses nièces Mmes [V] et [H] [T].